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Tu te casses, le nouveau single de Rivelaine s'offre un plan séquence métaphorique, soigné et classieux.




Le quintet rock Rivelaine, originaire du bassin minier, nous avait donné un aperçu de leur underground minier avec "S'engager dans la marine", un hymne puissant et métaphorique aux valeurs humanistes s'opposant au courant politique brun qui s'immisce et s'impose éhontément sur ce territoire et aujourd'hui en France.


Rivelaine revient avec un nouveau titre tirant le portrait d'une société avide et consumériste, n'ayant plus de goût pour l'Autre. "Tu te casses" est le premier extrait d'un nouvel EP, "Des hommes et le temps passent", à paraître cet automne.


Le clip, tourné au Bellevue (Oignies), est réalisé par Aurore Froissard.



Pierrot, le chanteur de Rivelaine a bien voulu répondre à nos questions.


Vous sortez "Tu te casses". Peux-tu nous raconter l'histoire de ce morceau : comment a-t-il été composé ? Quelle a été la source de ses paroles ?


Ce morceau, c’est l’histoire d’un commencement par la fin. En effet on avait d’abord créé le passage instrumental, une sorte de passage hypnotique, entêtant, qui tourne et cherche à faire tourner les têtes. Ça part d’une impro avec le groupe, et tout est venu, chose assez rare pour le souligner, assez facilement et rapidement. Ensuite il a fallu trouver ce qui pouvait introduire cette fin, le coeur de la chanson, et de la même façon c’est très vite arrivé. On doit encore avoir l’enregistrement de cette répétition, et si on réécoute, peu de choses ont dû changer depuis.

Pour les paroles, on commence aussi par la fin, car sans trop savoir pourquoi, je voulais que ce morceau soit le final de l’EP. Comme très vite il a été décidé de faire de l’EP une série de portraits de personnages tantôt victimes, tantôt bourreaux, tantôt les deux dans une société violente et individualiste, Aurore, la réalisatrice, et moi avions déjà pas mal d’images en tête. On voulait que tous ces personnages se retrouvent, quelque part. Puis l’émergence d’un nouveau personnage, propre à ce titre, est apparue, témoin malgré elle, qui refuse, qui enrage, et qui se casse.

C’est donc le final de l’EP qui sort en premier… on commence par la fin !


Votre nouveau clip, réalisé par Aurore Froissart, est un plan-séquence faisant intervenir de nombreux acteurs et tourné dans un lieu emblématique du parcours de Rivelaine. Peux-tu nous en dire plus sur la genèse de ce clip et ses intentions ?


Comme dit précédemment, on a très vite eu des images avec Aurore. Les morceaux n’étaient pas encore créés qu’on avait déjà l’idée d’un clip en tête. L’écriture se faisait en aller-retour, entre l’écriture du clip inspiré de nos discussions elle et moi, et l’écriture des morceaux de l’EP. En fait on dressait à deux des portraits correspondant aux musiques déjà écrites, puis j’écrivais des textes, et elle s’inspirait des textes pour avancer dans l’écriture de ce clip, qui est un concentré de ce que vous pourrez découvrir dans l’EP. Et le bistrot était pour elle et moi une évidence. Pourquoi ? On ne sait pas trop, sûrement parce que c’est dans notre ADN. Non pas que nous soyons des piliers de comptoir, mais c’est une ambiance qu’on affectionne. Et le Bellevue, bar tenu par la femme de Cédric, guitariste du groupe, était aussi une évidence.

Pour l’idée du plan séquence, ça vient aussi d’une discussion avec elle. Je lui ai expliqué un jour, au Bellevue justement, comment on avait construit la fin du morceau, comme quelque chose qui tourne, qui tourne, sans s’arrêter. Elle s’est alors levée dans le bar, et très vite l’idée du plan séquence, prenant finalement un chemin répétitif et circulaire, lui est apparue. C’était plié.


"Des hommes et le temps passent", le nouvel EP de Rivelaine, va sortir à l'automne. S'il fallait le situer esthétiquement, où le placerais-tu ? Peux-tu d'ailleurs nous faire découvrir quelques nouveautés qui stimulent et inspirent le groupe en ce moment ?


Vaste question à laquelle je n’ai jamais réellement su répondre. Cet EP est rock, évidemment, mais disons que nous avons essayé d’y apporter un peu plus de mélodie, d’harmonie, que dans les EP précédents. L’arrivée de Maxime au violon y est évidemment pour quelque chose. Il est arrivé dans le groupe il y a 5 ans, juste après la sortie de « Vivre libre » (il apparait d’ailleurs déjà dans cet EP dans le titre du même nom) mais c’est le premier EP qu’on sort depuis. Il fallait laisser de la place au violon, et aussi à la voix, au texte, qu’on a voulu plus présent, plus essentiel.

Concernant les nouveautés (je parle en mon nom, pas en celui du groupe), j’ai découvert Yamé. Je trouve ses compositions, ses harmonies vocales, et ses textes très chouettes. J’aime beaucoup le dernier album d’Idles aussi. Je ne sais pas en réalité ce qui inspire le groupe, car curieusement, même s’il y a un tronc commun, nous n’écoutons pas forcément les mêmes choses. Mais c’est ça justement qui fait notre force quand nous composons, ou au contraire parfois qui nous freine… mais pas grave, c’est ce que j’aime dans le groupe !




Yamê - Bécane




Idles - Pop pop pop




Rivelaine - S'engager dans la marine


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